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LA SAINT-JORIENNE
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LA SAINT-JORIENNE : Quelques anecdotes |
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L'histoire de la Batterie-Fanfare, c'est aussi des souvenirs mémorables...
Les musiciens racontent... |
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Les tambours suisses
Ou comment Gilbert CHAPPET et Jean THOMAS se sont retrouvés recherchés par la police...
Un samedi après midi, nos deux compères se rendent en Suisse pour acheter six tambours impériaux. A la frontière, le service des douanes est fermé. Impossible de sortir les instruments sans des papiers en bon et du forme. Le matériel est bloqué ; il faudra revenir lundi chercher tout ça. Le lundi Gilbert et Jean retournent à la douane chargent le matériel, mais il manque toujours le coup de tampon miraculeux. En attendant, ils partent boire un coup, disparaissant ainsi dans la nature. Les voilà tous deux activement recherchés… Fort heureusement tout est bien qui finit bien, le coup de tampon fut donné, les tambours ramenés, et nos compères purent couler des jours paisibles.
| Un piano pour l'école de musique
Après avoir fondé l'école de musique et recruté un professeur, il fallait s'équiper pour former les musiciens. Pour un cours de solfège de qualité, même dans une batterie fanfare, il faut un piano. Un piano étant à vendre chez un particulier à Annecy, quelques musiciens et le professeur de musique partirent à bord d'une camionnette pour déménager l'instrument. Au retour, le véhicule un peu ancien fit des siennes et se mit à fumer, en panne au milieu de la ville. Cette panne malencontreuse fit pourtant le bonheur des passants qui eurent droit à un concert de piano improvisé par notre professeur, dans le véhicule fumant au milieu de la chaussée.
| Tobago
(raconté par Patrick SEYTEUR, ancien Directeur de la Saint-Jorienne)
" En 84 à Marignier, on a joué Tobago sur le podium. Moi je rentrais de l'armée, c'était la première fois que je dirigeais au festival. C'était Fontaine sur Saône qui était invité d'honneur, et j'avais des copains d'armée de Fontaine sur Saône. Je leur avais demandé de nous donner un coup de main pour avoir un Souba. Ils sont venus, ils étaient plus nombreux que nous. Je battais la mesure, je savais plus où on en était, je les écoutais jouer ! Pendant longtemps on m'a rappelé ce moment, et notamment Yves CHARDON. "
| Sortie au Val D'Aoste
(raconté par Daniel SEYTEUR, ancien Président de la Saint-Jorienne)
" J'avais fait venir trois ans de suite pour le carnaval de l'école des groupes carnavalesques du Val d'Aoste. Une année on a proposé de faire quelque chose avec la batterie fanfare dans les petits villages du coté d'Aoste. Nous sommes donc allé jouer dans un village au dessus d'Aoste, sur la route du Grand Saint Bernard. Partis à 5h le matin, petit déjeuner à la sortie du tunnel, en bordure de route, on à joué la messe de la Saint Hubert, reçus par la mairie pour le vin d'honneur,… Il a donc fallu rejouer à la sortie de la messe pour un apéritif concert arrosé. Après, on nous annonce un pique nique en commun. On avait amené du pain et de la tomme, eux avaient fait de la polenta. Le lieu de pique nique dans la montagne, le car est resté coincé. Les musiciens, les instruments, le pique nique, tout bloqués, pas moyen ni d'avancer ni de reculer. L'organisateur attrape un gosse qui passait par là : " qui t'es toi ?…je connais ton père va le chercher ! ". Dans le quart d'heure qui a suivi les voitures déboulaient de tous les cotés pour venir nous chercher, on vidé le car en deux temps trois mouvements. Moi je suis monté dans un machin à trois roue comme ils ont beaucoup là bas. Il y avait Henri LAFFIN, une crevette, moi, maigrelet, deux ou trois autres,… à peu près 700 kg de viande dans le tricycle. J'avais mon pied au milieu des tomates, la voiture à fond la caisse fumait noir…
Pour le pique nique tout le village était invité, civet de lapin et polenta à volonté, boisson jusqu'à plus soif. L'après midi, les habitants ont sorti l'accordéon, ça dansait dans un champ raide comme ça, et après on a rejoué. Gilbert s'est fait un copain qui lui à fait visiter la cave. Il sont revenu avec des seaux pleins de café fumant et de gnole. Le soir, on devait aller à Aoste pour la fête des fleurs, on s'y est arrêté à Aoste, mais on a pas joué c'était fini, heureusement pour nous ! Ils nous ont quand même payé à manger avant de partir. On était annoncés " Batterie Fanfare de Saint-Jorioz, Haute Savoie, France " ! on y est allé, pas très en forme, mais on y allé. On aurait pas pu jouer Tobago ! Mais il y avait eu un changement de programme et nos ôtes de l'après midi ne le savaient pas, on était là bas largement à l'heure dite, mais la fête avait eu lieu l'après midi… heureusement ! "
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